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Les folles histoires de pirates – CHAPITRE 11 : Sloop Jacking


Ohé les pirates !

Nous avons le plaisir de vous proposer le dixième épisode de notre série « LES FOLLES HISTOIRES DE PIRATES » après un long moment sans nouvelles histoires à vous proposer. Cette série consiste tout simplement à retranscrire sur le site via divers articles, les histoires qu’ont vécus certains joueurs. Des moments uniques qui auront vraiment marqués nos pirates. Toutes les deux semaines, nous vous proposons une nouvelle histoire, d’un nouveau joueur !

Si vous avez vécu une histoire originale sur le jeu, un moment unique que vous ne pourrez pas oublier, vous pouvez nous la proposer via notre formulaire de contact. Essayez de nous proposer des histoires vraiment intéressantes. Sachez cependant que nos correctrices se réservent le droit de modifier la syntaxe et les formulations des textes afin de les rendre plus narratifs et plus agréable à lire une fois postés sur le site.

Bonne lecture à tous !





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CHAPITRE 11 – SLOOP JACKING

Histoire originale proposée par Pierre

 Bon tout le monde, ‘faut que j’vous raconte l’aventure que j’ai vécue hier soir avec mes compagnons Kenny, Gatt’ et Jérôme. Tenez-vous bien à votre grog…

« On était parti pour faire une fable et jusque-là, rien de trépidant. Sauf que le voyage tire en longueur : attaques de navires squelettes, un Brigantin particulièrement vindicatif, trois de ces foutus rejetons Mégalodons, le légendaire Kraken et plusieurs vérifications pour savoir si notre Galion était capable de naviguer sur terre… ‘s’avère que c’est pas vraiment fait pour ça. »

Le pirate renifle et prend une gorgée de sa boisson, alors que quelques rires s’élèvent de son public.

« On arrive enfin, après deux heures de pérégrination, sur l’ultime avant-poste pour vendre notre butin et surtout… SURTOUT, terminer cette foutue fable. Il est bientôt une heure du mat’, certains ont des obligations le lendemain, on va pouvoir s’amarrer définitivement pour la nuit.
Et là ! V’la’ti’pa qu’un autre Sloop mouille déjà au port ! Redoutant un forban des mers, nous manœuvrons autours de l’île tout en mettant à l’eau deux de nos flibustiers pour rendre l’objet qui nous permettra de compléter la fable.
Ces derniers s’exécutent et entre en contact avec l’autre pirate, seul, qui lui aussi faisait ses emplettes. On nous signale qu’il est amical. Notre soirée arrivant à sa fin, nous décidons de léguer nos coffres de stockage à cet homme solitaire. On les dépose donc sur son pont et trinquons à la santé de Louis XI le Gros ! On décide même de s’occuper de notre propre Galion avec les canons du Sloop qui nous accueillait, contre son gré, sur son navire désormais recouvert de dégueulis.
Et là.. ! »

La foule se tait, suspendue aux lèvres du conteur d’un soir, qui profite de son petit effet pour faire durer le suspens avant de reprendre :

« Un Galion squelette passe à portée de l’île et la tentation est trop grande ! LEVEZ L’ANCRE ! Larguez les amarres et souquez les artimuses ! On a une dernière mission !
On prend alors possession du Sloop solitaire qui, impuissant, nous regarde manœuvrer son bâtiment sans pouvoir communiquer avec nous. Ça y est, la chasse est lancée. Avec un équipage de 5 pirates, le petit navire est d’une efficacité inouïe ! Nous rattrapons le Galion rempli de ces carcasses animées et nous sommes à portée de tir. Bientôt l’odeur de la poudre vient se mêler dans l’air à celle du sel des vagues pourfendues par les deux coques côtes à côtes.
Mais un Sloop ne peut tirer que d’un canon à la fois et le combat fait rage et s’éternise. L’ambiance est ponctuée des coups de marteaux, de canons, de coutelas et de foudre. Car, oui, l’orage gronde à présent. Heureusement, grâce aux réserves apportées nous avons assez de boulets et de planches. »

Les regards des clients suivent sans en perdre une miette les mouvements du pirate narrant son histoire qui, comme en transe par son propre récit, a délaissé son breuvage sur la table devant lui et se déplace dans le petit espace autour de lui avec des gestes amples en parlant.

« Quand tout à coup ! : « Un homme à la mer !» Jérôme a été violemment expulsé de notre embarcation, mais peut continuer à nous parler via notre lien indéfectible du pacte de sang que tout corsaire se doit de faire…
Il nous dit: « ‘tain les mecs, y a un bateau pas loin, stoppé proche d’une île… J’vais l’voler ! »
Et quelques minutes plus tard, nous voici, à deux Sloops contre ce Galion squelette. Aucun de ces navires ne nous appartient et si l’on meurt, personne ne pourra plus participer au combat. Car nous serrons ramenés du Ferry des Morts directement sur notre propre navire qui, entre temps, est ressorti des eaux à quelque miles de là.
Jérôme nous averti qu’à l’intérieur du bateau qu’il vient de voler, se trouve un baril de poudre. Il aborde alors le galion, baril sur le dos, et fait exploser ce dernier dans les entrailles de ce maudit vaisseau.
Toute cette situation nous met dans l’hilarité la plus totale. On se met à la place du pirate solitaire à qui nous avons « emprunté » son embarcation et qui nous accompagne. Il ne portait que de simples vêtures, et était donc certainement un ruffian débutant. Qui devait certainement se dire : « Putain mais kesskisspasse ! Je comprends rien, mais c’est trop chouette! ». »

Le forban se calme, cessant les mouvements de bras. Avec un air sombre, il reprend sa pinte dans sa main gauche.

« Un troisième bateau arrivera et aura raison de nos fiers équipages, en nous prenant en traître, non sans essuyer une cuisante revanche juste après.
Et malheureusement on ne récupérera rien de ce combat, pas un seul butin. On ne retrouva jamais le capitaine de ce Sloop qui a fièrement attaqué un Galion squelette, avec 4 autres idiots qu’il ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam.
Et à l’heure où je vous parle il y a probablement l’équipage d’un Sloop qui se demande où a bien pu partir leur navire et qui sont certainement encore en train de s’accuser mutuellement car manifestement « Il a pas pu disparaître comme ça ! Avoue ! T’as oublié de jeter l’ancre… ». »

Le narrateur improvisé souffle un rire avec un rictus pour ponctuer sa phrase, avant de finir d’un cul sec son fond de grog. De nouveaux rires l’accompagnent, alors qu’un des pirates du public se tape le cuisse avec une exclamation.

– Sacré cassonade que tu contes là l’ami, mais je crois pas être le seul en disant que tu sais bien inventer tes histoires ! Tu devrais en faire un livre !

Il s’esclaffe un peu plus, alors que notre ami sourit en regardant le fond de son verre. Lui sait ce qu’il s’est réellement passé, qu’importe que les autres le croient ou non.
Lentement, en comprenant que le récit est terminé, le public s’évapore en retournant à ses occupations précédentes. Notre pirate balance une belle pièce d’or sur le comptoir en direction de la tavernière, et d’un geste du chapeau, salue la dame avant de sortir dans la nuit.

Voilà, nous espérons que ce onzième chapitre, « Sloop Jacking », vous aura plu.
N’hésitez pas nous faire des retours, et encore une fois, à nous proposer vos histoires !

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CORRECTION/SYNTAXE - Ju'w Queen

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